Des monts s’épousaient dans de mordorés reflets.
La végétation participait de cette alliance intemporelle, ajoutant de généreuses touches de vert à ce tableau de sable. Le soleil, hésitant entre deux amantes, caressait tantôt les nuages, tantôt la terre. Les nuages, jaloux par nature, jouaient de leur ombre sur les collines. Ils croyaient ternir la beauté du coteau, mais ils ne faisaient qu’en souligner les reliefs.
Les cailloux du sentier foulaient les grands rocs, enfants illégitimes nés des chausses de randonnée.
De loin en loin, la mer bordait ce paysage avec amour, étendant ses bras le long des berges. Des larmes de bonheur scintillaient à sa surface, visage infini tendu vers l’horizon.
A cette rencontre d’anciens Dieux qui n’ont jamais quitté leur berceau, le chant des passereaux ajoutait la comptine de temps immémoriaux.
« Riez, disaient-ils, souriez, l’automne est là. »